Un peu d'histoire...Suite et fin. (Ou encore le Rap contre le Gangsta rap)

Un peu d'histoire...Suite et fin. (Ou encore le Rap contre le Gangsta rap)
J'ai essayé dans la première partie de cet article de montrer l'évidence de la nécessité pour notre culture et notre génération de reprendre possession du Rap. C'est notre moyen premier d'expression. Comme je l'ai déjà montré, la Rap est à plusieurs reprises déjà tombé à des niveaux de qualité et d'originalité très médiocres. Vanilla Ice, MC Hammer, 2 Live Crew...en sont des exemples.
L'histoire est cyclique. Ce qui signifie qu'on répète les mêmes erreurs. Ce qui signifie aussi qu'on ne la connaît pas assez. C'est important pour un vrai fan de savoir qui vient d'où, qui a fait quoi et pourquoi le rap est comme il est aujourd'hui et surtout de quel coté se mettre. C'est parce qu'on sait comment Hitler a commencé ses conneries que les français ne voteront jamais le FN.
C'est pourquoi j'écris cet article. Certains s'en foutent royalement trouvant qu'il y a trop de lignes dans mes écrits. Si la culture Hip Hop ne vous intéresse pas arrêtez d'écouter du Rap. Parce que vous salissez l'image du Hip Hop en criant dans la rue : « K-Maro c'est trop Puissant ». pfff
Je raconte l'histoire pour ceux qui cherchent à comprendre vraiment. Qui ne suivent pas la masse juste parce que ça fait « cool ». Je maudis les gens qui font du rap juste parce qu'il y a du blé dans ce biZ. Bref pour ceux que ça intéresse vraiment voilà le petit cours sur l'Histoire Du Rap Part II.
Nous sommes en 1992.
Le Rap s'est répandu à toutes les cultures toutes les couleurs de peau grâce aux messages d'espoir de Run DMC (Groupe de noirs), d'amour et d'égalité des Beastie Boys (groupe de blancs) et aussi grâce au Tuff Crew (latino américains). Puis ils sont suivis par le rap plus engagé et plus révolutionnaire des Public Enemy ou plus léger et musical (A Tribe Called Quest, Jungle Brothers, De La Soul...).
En France, le Rap est arrivé depuis 1986 avec DJ Deenasty (Disciple de Afrika Bambaata) et son « Paname City Rappin' ». Le Rap français installe la culture Hip Hop par l'intermédiaire d'artistes de grand talent tels que MC Solaar, I AM et NTM toujours aidés par DJ Deenasty.
La « nouvelle école française », apparue dans les années quatre-vingt-dix après une période de rejet critique et public, contribue à « l'assimilation » du rap au sein du paysage musical hexagonal, grâce à des formations telles que Secteur A (Arsenik, Futuristik) ou la Fonky Family. De nombreux rappeurs, tels que Oxmo Puccino, Akhenaton ou Rocca, auteurs de textes brillants, apportent au rap français une touche de poésie insolite, autant appréciée du grand public que de l'underground (Terme que je déteste ! lol).
Bref le Rap se porte bien.
Aux Etats-Unis, une nouveauté ne passe pas inaperçue. Des précurseurs tels que Ice T, Mellow Man Ace ou Kid Frost avaient déjà fait parler de l'émergence d'une scène rap sur la côte ouest, mais c'est avec un jeune rappeur qui va monter « Ruthless Records » avec des fonds d'origine mystérieuse, vraisemblablement le deal de drogue (lool) que la West Coast va naître. Le jeune rappeur en question se nomme Easy E et son groupe est NWA (Niggers With Attitude).
Ca y est ! Le monde va désormais devoir vivre avec cette nouvelle subdivision du rap : Le Gangsta Rap.
Les récits de drive by –shooting, assassinats de « gangsters » (et là va savoir c'est qui le gangster) rivaux à l'arme automatique depuis une voiture, ou de vols à main armée (« Nobody Move » sur l'album « Easy-Duz-It ») ou encore de deals dans les rues de Los Angeles vont devenir la nouvelle forme d'un rap musicalement plus mélodique et accessible que celui de New York, mais textuellement pauvre, terre à terre et menaçant.
A la mort de Easy E (du Sida et non d'une balle !) le groupe se sépare donnant lieu a des carrières solo couronnées de succès pour Dr Dre et Ice Cube.
Justement ! Dr Dre lui sera le plus chanceux avec la découverte d'un rappeur à la diction paresseuse et aux textes à la fois humoristiques et durs (Bref, une copie West Coast de Slick Rick) nommé Snoop Doggy Dogg. Ainsi ils montent Death Row et emmènent le label à devenir le Nike du rap totalisant 18 millions d'albums vendus entre 1992 et 1996. Coté musique c'est toujours du Gangsta rap (Il n'y a que les imbéciles qui changent loool).
Avec cette vague on voit apparaître d'autres artistes tels que The Dogg Pound, Warren G, DJ Quick, Cypress Hill...Cependant un artiste sort du lot et s'impose comme un modèle pour de nombreux jeunes en manque d'idéal. Cultivant une double image entre côté « lover » (qui a engendré des perles tels que Dear Mama, Keep your Head Up, odes aux femmes fortes) et un coté « Bad Boy » (à l'origine de sons comme Fuck the world et Hit Em Up), 2PAC séduit aussi bien les femmes que les hommes et atteint une popularité inégalée. Ainsi il devient le symbole de la West Coast. De cette façon cette vague de lyrics violents va avoir une forte influence sur la communauté Hip Hop par la mise en place d'une « guerre » East Coast – West Coast. Des intérêts financiers se sont transformés en haine pure. Rien de plus. La mort de 2Pac (que je ne discuterai pas ici) marque le déclin de la West Coast qui va alors s'engluer dans les guerres fratricides liées aux gangs.
Durant cette période de règne de Los Angeles, les rappeurs New Yorkais se sont faits discrets. Les seules nouvelles têtes sont alors Redman, Das EFX, Onyx et Naughty by Nature qui apportent une musique d'assez bonne qualité comme alternative au Gangsta Rap mais là encore, c'est déjà trop tard.
Encore une fois le Rap se porte très mal. Mais c'est encore pire, cette fois ci c'est le Hip Hop qui prend un coup. Les Hip Hop'eurs sont vus comme des gangsters. Les graffeurs se font arrêter parce qu'on les accuse de peindre des signes de gangs. Ce n'était pourtant pas ce que Afrika Bambaata voulait en donnant naissance au mouvement Hip Hop.
Dieu merci une autre nouvelle génération va prendre ses responsabilités.
Dans cette confusion extrême, 2 albums vont entrer dans la légende. 2 albums vont rendre la réalité de la situation et redonner de l'espoir a toute une communauté en soif à la fois d'un son Original, Hardcore mais pas Gangsta, Soft mais pas chochotte, Populaire mais pas commercial.
Ce sont Illmatic de Nas et Enter The Wu Tang 36 Chambers du Wu Tang Clan (Il faut vraiment voir le film - Shaolin 36 Chambers - pour comprendre l'album). Je pense que je ferai un article spécial pour chacun de ces opus.
Avec eux apparaissent de nombreux MC de talent : Mobb Deep, Jay-Z, Fat Joe ...
Lassée par la superficialité, le sexisme et les récits toujours similaires des Gangsta rappeurs de la côte ouest, cette nouvelle vague se démarque et retranscrit avec brio les difficultés nouvelles des Noirs et la violence physique et psychologique de la vie dans les ghettos ainsi que les espoirs de réussite de tous les jeunes qui s'y retrouvent "parqués". Les producteurs découvrent aussi le trésor de samples que représente la musique classique et ce renouveau new-yorkais va de pair avec une avalanche de pianos et de violons mélancoliques. New York voit ses ventes grimper en flèche et Los Angeles retourne dans l'ombre de la "Big Rotten Apple ».
Pour finir cette « petite » histoire et pour arriver à aujourd'hui, nostalgique de l'époque où le Rap n'était qu'un moyen d'expression et non une machine à sous, tout un élan dit « Underground » s'est créé. Les chef de file de ce mouvement ont pour nom Company Flow, Mos Def, Reflection Eternal (T. Kweli + Hi Tek), Dialated Peoples, Ras Kass...
Malheureusement en 2006 des MC's se font tirer dessus pendant que d'autres ne parlent que de « sex-money-murder » quand ils ne parlent pas de...rien d'intéressant.
Malheureusement, aujourd'hui en 2006 le fossé créé entre un rap « underground », défendu par les puristes, haut parleur des opprimés et porteur des valeurs originelles du Hip Hop et le rap « commercial » cherchant sans cesse une brèche vers un succès rapide souvent au détriment de la qualité artistique se creuse de plus en plus. Nous nous approchons de plus en plus du point de rupture. Vous connaissez les coupables. Choisissez votre camp.

D-Tah

# Posté le vendredi 28 avril 2006 05:49

Modifié le mardi 02 mai 2006 03:12

BIG PROOF REST IN PEACE.

BIG PROOF REST IN PEACE.
Voilà! Un autre MC qui nous quitte...
Voilà un article que j'ai récement lu sur le net:

"La violence continue toujours à sévir dans le monde du Hip-hop. A peine deux jours après l'assassinat du rappeur Proof à Detroit, des coups de feux ont retenti aux environs du bar C-Note, le jeudi 13 avril à l'aube (vers 1:30), lors d'une soirée Hip Hop en l'honneur de la sortie d'un album. Deux personnes ont été touchées. La première a succombé à ses blessures, alors que la seconde victime, immédiatement transportée à l'hôpital de St. John, se trouve encore dans un état critique.
Des rumeurs auraient rapporté que le rappeur John Drama serait la première victime, celle qui a été tuée sur le coup. Mais son manager dément en annonçant qu'il s'agit d'un ami du rappeur. La police n'a pas encore officiellement dévoilée les noms des deux victimes, mais une femme aurait été au c½ur de la dispute ayant précédée la fusillade. Pour le moment, aucune arrestation n'a été faite. La police poursuit son enquête et tente de découvrir si un lien existe entre ce drame et le meurtre de Proof.

Eminem, que l'on avait vu en pleurs à l'annonce du décès de son ami Proof, lui rend hommage et prend en charge ses funérailles. Le rappeur a posté un message sur son site Internet : « RIP Proof. Les préparatifs pour les funérailles sont en cours. Sa famille et ses amis apprécieront le respect de leur intimité durant cette période difficile. Des dispositions sont également prévues afin que les fans puissent également se recueillir. Plus de détails seront postés sur le site officiel de Proof IronFistRecords.com. »

Le rappeur a également posté un message sur le site officiel du groupe D12 : « Vous ne savez jamais vraiment par où commencer quand vous perdez quelqu'un qui tenait une part importante dans votre vie depuis un long moment. Proof et moi étions frères. C'est lui qui a fait ce que je suis aujourd'hui. Sans ses conseils et ses encouragements, il y aurait eu un Marshall Mathers, mais probablement pas de Eminem et sûrement pas de Slim Shady. Aucun jour ne passera sans que son esprit et son influence soient auprès de nous tous. Il va nous manquer en tant qu'ami, père et ambassadeur du Hip Hop de Detroit. A présent, un tas de gens se concentrent sur la façon dont il est mort. Moi je veux me souvenir de la façon dont il a vécu. Proof était quelqu'un d'amusant, intelligent et charmant. Il a inspiré tout son entourage. Il ne pourra jamais être remplacé. Il était, et sera toujours, mon meilleur ami. »

La mort du rappeur de D12 est une véritable tragédie, mais selon Darryl « DMC » Mc Daniels, la violence est malheureusement devenue chose courante dans le monde du Hip-Hop. DMC se sent d'autant touché par la tragédie de la mort de Proof qu'il a lui-même perdu son ami, le DJ de Run-DMC, Jam Master, assassiné en 2002. Selon lui, la musique est souvent utilisée à mauvais escient pour projeter des images dures, négatives ou ostentatoires, mais ne résout aucun problème. Le rap entre dans un engrenage lorsque les rappeurs veulent jouer les gangsters, même pour l'image, puisque leurs fans les imitent et cela n'en finit plus. « Quand il ne s'agit pas de se donner une image de dur, on sort les bling bling, ce qui n'est pas franchement mieux et qui ne résous aucun problème non plus. »
« Nous savons tous ce qu'ils font, ce qu'ils portent, ce qu'ils conduisent, qui a fait quoi la nuit dernière ou qui sort avec qui, » ajoute-t-il. « Un tas de rappeurs disent 'Yo, on a plein d'argent à présent, tout le monde mange à sa faim, tout est cool, tu vois ce que je veux dire ?' Ben, en réalité, tout n'est pas cool et je ne vois pas de quoi tu parles. Plein de rappeurs ne disent plus rien dans leurs chansons. Si dans tes morceaux, tu veux parler de gun, alors conseille de ne pas en utiliser. On parle du gamin qui vend de la drogue au coin de la rue, mais pourquoi ne pas parler de celui qui fait des burgers au McDo, pour ne pas tomber dans le deal ? On se moque de lui mais ce qu'il fait est peut-être plus 'gangsta' que d'être dans la rue à faire des trafics. »

De son avis personnel, tout irait beaucoup mieux si au lieu de recourir à la musique pour frimer et provoquer, on utilisait le Hip Hop pour d'avantage communiquer. Son conseil : « Vous ne devez pas vous contenter de dire une seule chose dans votre musique. Vous devez évoquer plus qu'une image ou un concept », c'est ce qui pour lui traduit l'universalité du Hip-Hop. Il a ajouté que ce n'est pas une nostalgie du passé mais plutôt une leçon pour les générations futures afin qu'elles comprennent que tout ne s'arrête pas à ce qu'on voit et entend actuellement.

(AM)
(Source Rap2k.com)

# Posté le mercredi 05 avril 2006 08:59

Modifié le mercredi 19 avril 2006 09:52

Un peu d'Histoire...ça n'a jamais fait de mal.

Un peu d'Histoire...ça n'a jamais fait de mal.
J'ai un ami. Cédric. Ce gars là est trop con, et on se ressemble beaucoup loool. On se ressemble beaucoup parce qu'on est passé par les mêmes étapes presque aux mêmes moments.
En tant qu'adolescent on renie tout. Une grande phase de négation, de non respect et d'antipathie. Ensuite on a trouvé l'amour. Ce qui nous a calmé et qui nous donne l'impression que la vie est belle est que comme le dirait Voltaire, Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ensuite quand ce grand Château de glace s'effondre on en vient la question fatale : Qu'est ce que je fais de ma vie? Sincèrement, à quoi ça peut bien servir la vie a part s'amuser, être hédoniste ou épicurien vu qu'on peut mourir à tout instant?
A quoi bon se casser le cul (excusez moi l'expression) à bosser toute sa vie si c'est pour mourir d'ennui à la retraite? Moi je vais vous répondre. Si il y a des gens qui se posent ce genre de questions je les ramène au lycée. Le but ultime d'une espèce est de se reproduire et d'évoluer. EVOLUTION. (Ça me fait penser au mot réforme...mais bon ça c'est autre chose). On est là pour planter des graines et nous en occuper pour qu'elles poussent mieux que nous mêmes EDUCATION. Comme l'autre dirait, Cédric se pose des questions sur sa vie alors qu'il doit se demander ce que sa vie peut apporter aux autres. PARTAGER. Vous allez me dire que c'est bien beau ces discours mais comment on fait en vrai? Je vous laisse réfléchir à la technique à adopter.
La semaine passée, ma petite soeur (14 ans) me demande de lui passer mon lecteur mp3 et de lui mettre des chansons pour qu'elle les écoute. Ouuu! Là! Là! Trop dur! Il n'y avait pas beaucoup de sons rap où on n'entendait pas le mot "Bitch" de manière sexiste ou péjorative envers les femmes. (Je sais moi aussi je l'ai dit! Mais je ne savais pas ce que je faisais et aujourd'hui j'ai changé ça dans mes écrits!). Je me demande si un enfant qui entend ça depuis qu'il est petit n'est pas ne serait ce qu'un peu influencé par ces mots. J'en vois certains venir parce dès qu'on parle de ça les gens en appellent à la liberté d'expression. Je ne veux pas faire ce débat là mais c'est sûr que nous sommes tous influencés.
Nous avons tous été influencés. Que ce soit par un MC Solaar comme Francis aka The Don Sisko, par 2Pac comme Didi Frentzy, par Eminem, par Tandem, I Am, Wu Tang Clan, par Bob Marley comme Tagga Skrimm et même encore aujourd'hui je suis fortement influencé par Nas, KRS One et GangStarr. Nous avons été ceux qui admiraient, ceux qui ont rêvé d'avoir la connaissance des mots, la maîtrise du flow et maintenant nous pouvons influencer à notre tour. Nous DEVONS le faire. C'est notre tour de mettre les plus jeunes sur un chemin (bon ou mauvais).
Les Rappeurs ont des devoirs: Eveiller les consciences, INFORMER, partager et DIVERTIR. Voilà notre Mission. Le Rap est en danger. J'ai déjà expliqué pourquoi dans l'article précédent.
A chaque fois que le Rap a failli disparaître, il y a eu de nouvelles générations pour relever le niveau. Et on sait tous que le niveau est bas actuellement.
Un peu d'histoire.
L'age d'or du Hip Hop s'étend de 1985 à 1992.
C'est la période des Battles (joutes verbales qui ont permis de révéler des grands talents de l'improvisation et de la rime écrite). Par exemple en 1986, MC Shan sort "The Bridge" ou il affirme que le Queens, son quartier, a donné naissance au rap. KRS One, du Bronx contre attaque avec "The Bridge is Over" et pendant un an ils vont se livrer un combat virtuel à coup de maxis interposés. Mais ça n'a jamais atteint le niveau des "Beefs" (Palabres) d'aujourd'hui. C'est aussi le règne des lyricistes (paroliers). La tendance textuelle est de raconter ses difficultés et décrire le quartier d'ou on vient. Ainsi Kool G Rap fut le premier à incorporer des récits mafieux à des textes au réalisme inégalé. Les textes sont de plus en plus véridiques et provocateurs avec Public Enemy, Touchants et profonds avec Slick Rick et Educatifs avec KRS One.
Mais comme d'habitude, il y en a toujours pour détruire ce que les autres ont réalisé. On voit apparaître le "Rap Porno" avec 2 Live Crew ainsi que les prémices du "Gangsta Rap" avec Ice T avec son "Cop Killer" (Tueur de flic).
Cependant le plus important danger planant sur la tête du Hip Hop est la tentative de récupération du Rap par les major commerciales à des fins commerciales. Comme je l'ai déjà dit, c'est vrai que quand on fait un album c'est pour qu'il soit vendu mais on voit apparaître un rap "dance" vidé de son contenu et basé sur un support musical "easy-listening"(écoute facile) qui, même s'il connaîtra un très fort succès au niveau des ventes emmènera le rap à son plus bas niveau d'originalité.
Le symbole de cette période est Vanilla Ice, rappeur inconsistant qui grâce au marketing vendra millions d'exemplaires de son médiocre "To The Extreme".
Ce qui prouve qu'aujourd'hui on ne peut plus juger un artiste Rap sur ses ventes mais par le respect qu'on lui porte.
MC Hammer sera l'autre bête noire des puristes. Il jouait les clowns en fesant du Rap une sorte de comédie musicale pour Broadway avec des costumes plus ridicules les uns que les autres. (J'ai récemment lu un article où il dit qu'il était en difficulté financière et que Sony music s'est servi de lui comme d'une poupée).
A cette époque le Rap se porte très mal. Il agonise à coup de marketing et d'une image de style frivole et inconsistant si bien qu'il n'est plus vraiment considéré comme un style de "musique" à part entière.
Mais les influencés ont grandi. Toute cette confusion donne l'envie à une nouvelle génération de rappeurs de marquer un retour à un Rap inventif et rattaché à ses racines (Ce qui peut être contradictoire). Ces nouveaux rappeurs marquent leur différence par une plus grande attention portée au Flow et les textes vont devenir des histoires qu'on raconte ou des états d'âme qu'un martèlement de mots et d'idées.
Cette génération a pris ses responsabilités pour sauvegarder le Rap. Ce sont les GangStarr (Guru et Dj Premier, symboles de l'alliance Jazz-Rap au service de l'éducation des masses - Cf. "Moment of Truth), Brand Nubians, EPMD avec Redman, De La Soul, Busta Rhymes qui arrive avec son Crew "Leaders of the New School" et un flow génial et original, Lord Finesse, Pete Rock, A Tribe Called Quest. On voit réapparaître un son poétique et positiviste.
Mais...Eh oui encore un mais il a fallu qu'un autre phénomène vienne ravager tous ces efforts en 1994, Le "Gangsta Rap" de la West Coast... mais bon je vous raconterai ça plus tard.Mais à chaque fois il faut quelqu'un pour parler des vraies choses. So please...
So Please, drop the Moets, Bring Back the Poets.
D-Tah

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# Posté le mardi 04 avril 2006 04:02

Modifié le mercredi 23 mai 2007 11:14

CHAMAN : Un artiste du Mali à découvrir...

CHAMAN : Un artiste du Mali à découvrir...
Boubacar aka Chaman est mon "grand frère" enfin...c'est trop long à expliquer.
Sur Bamako il travaille sur plusieurs projets Rap et m'a fait parvenir ce son qu'il fallait absolument que je partage avec vous.
La Rap tire son origine des histoires de griots d'Afrique alors pourquoi ne pas revenir à ce qui est vrai?
Chaman nous fait un son aux couleurs africaines, un conte mandingue (En français en plus.)
De temps en temps les cieus daignent s'ouvrir et laisser des rayons de génie se poser sur la terre et ça donne "Zirin".
Enjoy.

# Posté le mardi 04 avril 2006 03:53

Modifié le mercredi 05 avril 2006 16:20

MY FIRST MIXTAPE – HIP HOP CLASSICS.

MY FIRST MIXTAPE – HIP HOP CLASSICS.
HIP HOP CLASSICS + D-Tah « Life is hard »
Voilà la première Mixtape - Original Version - Mise en vente.
Pour plus d'infos : ismo_dembele@hotmail.com

# Posté le mardi 04 avril 2006 03:18